Requiem de Verdi
Sans doute le plus connu des Requiem. Plus de 170 musiciens pour une soirée inoubliable et d’une envergure exceptionnelle pour ouvrir notre 50ème Saison.
Giuseppe VERDI : REQUIEM
Orchestre Musica sous la direction de François BERNARD
Serafima LIEBERMAN : soprane, Géraldine CHAUVET : mezzo-soprano, Wladimir BOUCKAERT : ténor, Edwin CROSSLEY-MERCER : basse
Chœur Régional d’Auvergne direction Blaise PLUMETTAZ
Jeune Chœur d’Auvergne direction Noé CHAPOLARD
Canto Général d’Auvergne direction Anne-Marie LERCHE
Un rendez-vous d’une envergure exceptionnelle avec chœurs, quatuor de solistes et orchestre symphonique pour une occasion mémorable : l’annonce de la 50e Saison des Concerts de Vollore.
L’œuvre est grandiose et fera raisonner les voutes de l’Eglise Saint-Genès avec une ferveur et une dimension inédite.
Le Requiem de Giuseppe Verdi composé en 1874 est considéré comme un monument du genre. S’il s’agit pleinement d’un Requiem et qu’il en reprend les codes de la liturgie romaine cette pièce est emprise d’un romantisme exacerbé ! Verdi, en tant que compositeur d’opéras, plus de 25 au total, a du mal à abandonner la dimension théâtrale. C’est en tout cas l’impression que l’on peut avoir en écoutant le Requiem. Le chef d’orchestre Hans von Bülow parle d’« un mélodrame en habits ecclésiastiques ». Très imprégnée de cette esthétique l'œuvre joue sur les contrastes, ce qui lui confère un caractère dramatique prenant.
Lieu du concert
THIERS, Eglise Saint-Genès
Collégiale Saint-Genès
La collégiale romane Saint-Genès est bâtie sur l’éperon rocheux qu’occupe le quartier médiéval.
Elle est au cœur du premier noyau féodal. Du castrum construit sur la ville haute à partir du XIème siècle, il ne reste des fortifications que quelques tours.
Des origines au début de l’an mille Saint-Genès fut martyrisé au IIIème siècle sur un rocher surplombant le Creux de l’Enfer.
D’après Grégoire de Tours et grâce à un miracle, on ne retrouva trace de la sépulture du martyr qu’au VIème siècle. Devant la renommée de la découverte, Saint-Avit, évêque de Clermont, décide la construction d’une église en 575.
Elle sera détruite par la suite.
En 1016, Guy II, vicomte de Thiers, restaura l’église actuelle et la dota d’un chapitre de chanoines à qui il donne de nombreux biens. Les chanoines lèveront l’impôt jusqu’à la Révolution. Il ne reste de la « clôtra » que quelques baies ajourées jouxtant le bras sud du transept. L’éclat de la collégiale sera augmenté par l’apport de reliques de Saint-Genès d’Arles.
Depuis l’extérieur il est difficile de présager du style roman de l’église. Des chapelles gothiques, édifiées par de riches notables ou des confréries, ont été adjointes aux bas-côtés aux XVIème XVIIème siècles. Elles témoignent de l’expansion économique de la ville. Le clocher quant à lui se trouvait sur la croisée du transept est fut abattu semble t-il par les huguenots en 1568.
La Révolution n’endommagea pas l’édifice. La façade occidentale, entièrement remaniée au XIXème siècle, remplace un porche sous voûte.
L’église orientée, construite principalement en arkose, possède un plan basilical. La coupole octogonale sur trompes de 102 m² est la plus grande d’Auvergne. L’arc diaphragme en plein
cintre sépare le cœur d’une nef de trois travées percée de baies. Large de 9,30 mètres, le voûtement en berceau du vaisseau central aurait été hasardeux. Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’une voûte gothique remplace le toit en bois. L’abside du chœur, voutée en cul de four, porte la peinture murale du Christ Pantocrator.
La majorité des chapiteaux romans sont une déclinaison stylistique de feuillages et de palmettes.
Source et photo: Office de Tourisme de Thiers Communauté