Danse le monde et les époques
Nous vous proposons de retrouver Elodie Soulard en compagnie cette année du violoniste Tedi Papavrami pour une soirée de virtuosité, de musicalité et d'émotion.
B.BARTOK: Danses roumaines
L. VIERNE: Canzona
J.S. BACH: Chaconne pour violon
G. FAURE: Pavane op.50
V. RUNCHAK: Portrait de compositeurs
M. MURTO: Suite de danses pour violon et accordéon
P. SARASATE: Airs bohémiens
Après ses études d’accordéon au CNSM de Paris, Elodie Soulard reçoit les conseils d’un grand nombre de maîtres à travers toute l’Europe et travaille aux côtés du concertiste russe Yuri Shishkin. Elle se produit sur les grandes scènes internationales (Opéra Bastille, salle Pleyel, Folles journées de Nantes et de Tokyo, Philarmonie de Rostov-sur-le-Don). Son talent d’interprète est reconnu aussi bien dans les transcriptions d’œuvres de Bach à Ligeti que dans les œuvres originales contemporaines pour son instrument.
Crédit Photo: François Sechet
A la faveur de plusieurs prix, Tedi entame à partir des années 1990 une carrière de soliste et de musicien de chambre. Il a collaboré depuis en tant que soliste avec des chefs d’orchestre tels que K. Sanderling, A. Papano, A. Jordan, E. Krivine, M. Honeck, F.X. Roth, Th. Fischer, G. Varga, M. Aeschenbacher… En musique de chambre, il a été durant 9 ans membre du Quatuor Schumann : formation avec piano. Il s’est produit en concert avec des partenaires tels que Philippe Bianconi, Nelson Goerner, Maria Joao Pires, Martha Argerich, Garry Hofmann, Marc Coppey, Paul Meyer ou Lawrence Power. Depuis 2011 il poursuit un travail autour des Sonates et Trios avec piano de Beethoven en compagnie du violoncelliste Xavier Phillips et du pianiste François Frédéric Guy avec lequel il se produit très régulièrement. Désormais installé à Genève en Suisse, Tedi occupe un poste de professeur de violon à la H.E.M. depuis septembre 2008. Il joue sur Le Reynier de Stradivarius, un violon prêté par le groupe Louis Vuitton . Moët Hennessy
Tedi Papavrami vient d'être nommé soliste instrumental de l'année par le magazine Diapason
crédit photo: Alex Mahieu
Lieu du concert
THIERS, Eglise Saint-Genès
Collégiale Saint-Genès
La collégiale romane Saint-Genès est bâtie sur l’éperon rocheux qu’occupe le quartier médiéval.
Elle est au cœur du premier noyau féodal. Du castrum construit sur la ville haute à partir du XIème siècle, il ne reste des fortifications que quelques tours.
Des origines au début de l’an mille Saint-Genès fut martyrisé au IIIème siècle sur un rocher surplombant le Creux de l’Enfer.
D’après Grégoire de Tours et grâce à un miracle, on ne retrouva trace de la sépulture du martyr qu’au VIème siècle. Devant la renommée de la découverte, Saint-Avit, évêque de Clermont, décide la construction d’une église en 575.
Elle sera détruite par la suite.
En 1016, Guy II, vicomte de Thiers, restaura l’église actuelle et la dota d’un chapitre de chanoines à qui il donne de nombreux biens. Les chanoines lèveront l’impôt jusqu’à la Révolution. Il ne reste de la « clôtra » que quelques baies ajourées jouxtant le bras sud du transept. L’éclat de la collégiale sera augmenté par l’apport de reliques de Saint-Genès d’Arles.
Depuis l’extérieur il est difficile de présager du style roman de l’église. Des chapelles gothiques, édifiées par de riches notables ou des confréries, ont été adjointes aux bas-côtés aux XVIème XVIIème siècles. Elles témoignent de l’expansion économique de la ville. Le clocher quant à lui se trouvait sur la croisée du transept est fut abattu semble t-il par les huguenots en 1568.
La Révolution n’endommagea pas l’édifice. La façade occidentale, entièrement remaniée au XIXème siècle, remplace un porche sous voûte.
L’église orientée, construite principalement en arkose, possède un plan basilical. La coupole octogonale sur trompes de 102 m² est la plus grande d’Auvergne. L’arc diaphragme en plein
cintre sépare le cœur d’une nef de trois travées percée de baies. Large de 9,30 mètres, le voûtement en berceau du vaisseau central aurait été hasardeux. Ce n’est qu’au XIIIème siècle qu’une voûte gothique remplace le toit en bois. L’abside du chœur, voutée en cul de four, porte la peinture murale du Christ Pantocrator.
La majorité des chapiteaux romans sont une déclinaison stylistique de feuillages et de palmettes.
Source et photo: Office de Tourisme de Thiers Communauté